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Un e-commerçant sur deux trouve les réseaux sociaux surestimés selon Kelkoo

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Kelkoo, avec le soutien de l'Acsel, a interrogé 95 e-commerçants français sur leur activité et leur stratégie marketing afin d’identifier les nouvelles tendances du e-commerce français. Il en résulte comme principal enseignement que l’e-commerce est encore peu social.

En effet, même si le social commerce n'en finit plus de faire parler de lui, l’étude confirme qu’il n’a pas encore franchement convaincu les e-marchands français. Ainsi, 56% des e-commerçants interrogés estiment que les réseaux sociaux sont surestimés et près d’un quart (24%) juge que leur utilisation n’est pas pertinente dans le cadre de leur activité. Interrogés sur leur utilisation des réseaux sociaux, près de la moitié (46%) déclare qu’ils entretiennent leur présence sur les réseaux sociaux dans le but de renforcer l’image de la marque et seulement 17% ont pu constater une augmentation de leurs revenus. Un tiers des sondés (34%) se contente d’une activité très restreinte dans la seule optique de ne pas rester à l’écart.

Sans surprise, les avis des utilisateurs  sont le levier du marketing social le plus apprécié parmi les professionnels du secteur, près d’un marchand sur deux (48%) les juge importants dans sa propre stratégie. Facebook se classe deuxième mais arrive loin derrière avec un taux d’affirmation de seulement 30%. En dépit de l’attention qu’ils reçoivent de la part d’experts marketing, Pinterest et Instragram n’ont pas encore percé l’e-commerce français, respectivement 4% et 1% des marchands les considèrent comme facteurs importants dans le cadre de leur activité.

Cependant, si les marchands n’ont pas encore adopté les outils du marketing social, ils s’appuient toutefois largement sur les techniques conventionnelles pour attirer des visiteurs sur leurs sites. Afin d’optimiser les résultats et diversifier leur cible, les e-commerçants utilisent en moyenne 6,9 supports différents pour générer du trafic (9,3 pour les sites de plus de 100 salariés et 5,2 pour les structures de moins de 5 personnes).  Alors que les choix des leviers varient selon l’offre et les moyens budgétaires des marchands, il y a quasi unanimité sur le top 3 : le  SEO (85%), le SEM (81%) et les newsletters (76%) arrivent largement en tête et sont devenus incontournables pour la majorité des marchands. Les publicités Facebook en revanche ne sont utilisées que par 35% des e-commerçants.

L'étude de Kelkoo s'est également penchée sur la difficulté rencontrée par les e-commerçants pour s’établir au-delà de ses frontières. Les résultats confirment que la majorité des marchands français se concentre pour l’instant principalement sur leur activité domestique, ils ne sont que 15% à avoir mis en place une véritable stratégie de ventes transfrontalières. Pour 4 marchands sur 10 (41%), ce sont les questions de logistique et le contexte légal incertain qui représentent encore un frein à l’internationalisation. Cependant, la possibilité d’élargir leur clientèle en dehors de leur propre marché séduit les commerçants : 39% des répondants prévoient d’accélérer leur activité internationale au cours des 12 prochains mois et pour un quart cela constitue même une priorité. D’ailleurs, les marchands ressentent également que l’internationalisation du commerce économique peut menacer leur ventes en France. Ainsi, 1 marchand sur 4 affirme que la compétition de la part de vendeurs étrangers nuit à  l’activité.

Quant aux grands axes de développement en matière d’e-commerce pour les trois prochaines années, 3 grandes tendances émergent : Les recommandations personnelles des utilisateurs pour créer un effet « bouche-à-l’oreille » arrivent en tête (77%), suivis de très près par le renforcement des stratégies multicanales (76%)  pour connecter davantage les activités online et offline, telles que l’achat en ligne et le retrait sur place. Le commerce sur mobile, qui profite de l’essor du marché des smartphones et tablettes, se positionne au troisième rang, 68% des marchands affirment son importance dans les années à venir. Toutefois, on observe également que seulement 15% des marchands accordent de l’importance à leur propre application mobile, les coûts de développement représentant sans doute un frein notamment pour les plus petites structures.

"L’e-commerce est un secteur qui affiche toujours un taux de croissance à deux chiffres, mais notre étude montre que les e-marchands ont en dépit de ces bons résultats les mêmes préoccupations que les professionnels d’autres secteurs. Le retour sur l’investissement domine aujourd’hui le marché et la visibilité de la marque joue un rôle mineur dans la conception des campagnes. Un des points forts d’Internet est la facilité de mesurer la performance des campagnes et la possibilité de les optimiser en fonction des résultats. Ainsi, les marchands ne sont plus simplement des experts en matière de vente, mais aussi en e-marketing", conclut Nicolas Jornet, Directeur France de Kelkoo.
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